jeudi 10 juin 2010

Avez vous une question à poser à un avocat?


J'ai découvert dans le Canard enchaîné du 2 juin dernier une note intéressante sur la promotion faite par le site avocats.fr d'un programme de renseignements automatique. "On a tous au moins une question à poser à un avocat" dit le slogan juste à coté d'une petite fenêtre de chat qui invite à poser une question. Les exemples d'essais cités par le Canard étaient si incroyables, que je n'ai pas résisté à la tentation de poser une question moi même.


Sur le site, plusieurs vidéos font la promotion du système


Combien ça me couterait de poser une question ? from Conseil National des Barreaux on Vimeo.


Eh bien, puisque le conseiller virtuel semble être gratuit, je la lui pose, la question. Et voilà ce qu'il me répond:

  • combien coûte un avocat?
  • Dès le 1er rendez-vous avec un avocat, n'hésitez pas à aborder avec lui le coût de sa rémunération. Cela posera les bases claires qui favorisent la confiance. Il existe plusieurs modalités de rémunérations, libres et déterminées en accord avec le client: l'honoraire au temps passé, l'honoraire forfaitaire, l'honoraire de résultat, et l'abonnement. Souhaitez-vous en savoir plus ?
La réponse me laisse sur ma faim. Mais je ne renonce pas pour autant! Voici un petit extrait de cette conversation avec un esprit supérieur:
  • que faire en cas de cambriolage
  • Désolé, je n'ai pas compris votre question. Pouvez-vous la reformuler, ou bien préférez-vous être dirigé vers l'annuaire pour entrer en contact avec un avocat?
  • mon employeur refuse de payer les heures supplémentaires
  • Votre employeur peut vous obliger à effectuer des heures supplémentaires, dans la limite du contingent conventionnel ou légal autorisé et en respectant les dispositions légales sur les durées maximales du temps de travail et sur la législative relative au repos. Souhaitez-vous plus d'informations sur ce sujet ?
  • pourquoi vous ne savez rien?
  • Je n'ai sûrement pas saisi votre propos et je vous prie de m'en excuser. Je vais travailler pour essayer d'éviter que cela ne se reproduise. Souhaitez-vous en savoir plus ?
La réponse la plus fréquente est "Je n'ai pas compris... Voulez vous contacter un avocat?". Si le but du système est de mettre la personne en relation avec un avocat, autant proposer directement de faire une recherche (plus ou moins intelligente) dans l'annuaire des avocats. Si l'intention ( aussi louable qu'elle puisse être) était de rendre un service aux visiteurs du site en proposant des réponses à des questions simples, c'est totalement raté. Il suffit de s'amuser quelques minutes avec Akinator , par exemple, pour se rendre compte de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui avec un système expert bien conçu. A coté de cela le conseiller virtuel des avocats.fr paraît totalement ridicule et sa présence sur le site ne fait pas que du bien à l'image des avocats.


Mais faut-il reprocher au Conseil National des Barreaux d'avoir mis au point un système aussi minable? Ce ne sont pas les avocats qui ont conçu et programmé le conseiller virtuel qui ne sait rien. Ils ont dû payer quelqu'un pour le faire... et ils se sont fait avoir.

Cela m'amène à poser une question à propos des rapports que la société a avec l'informatique. Qu'est ce que fait que la chose informatique a encore une image très forte de



J'ai ma petite idée que je vais vous raconter dans un billet suivant.


mercredi 9 juin 2010

La saison des copies


Il pleut des copies chez moi.

La maison en est inondée.

Au secours, je me noie!...


Gloup... Gloup.... Gloup

mardi 1 juin 2010

Facebook, les moutons et le méchant loup.



Voilà qu'une vague d'indignation sans précédent se lève dans les médias contre Facebook. On découvre soudainement que Facebook ce n'est pas bien!

Vous vous rendez compte, de méchantes personnes (chut... des pédophiles!) se cachent sur Facebook sous des pseudos et menacent nos enfants! Vous entendez, nos enfants! C'est dangereux ça! On ne peut pas les reconnaître! Parce que, voyez vous, dans la vraie vie, quand on sort dans la rue, on les reconnaît facilement. Ils portent tous une pane carte, bien en vue :"Attention! Pédophile dangereux et méchant ". Et dès qu'on en voit un on prend tout de suite des précautions. Ah, oui, absolument.

Et puis, plus grave encore, Facebook ne protège pas nos données personnelles?! Mais c'est incroyable! Quel scandale! Dans la vraie vie, on a tous des centaines d'amis, c'est normal. Quand on pense à tous les voisins, et aux collègues de travail et au fringin de la copine du collège, et au boulanger qui était au coin de la rue dans notre ancien village. Et de vrais amis, hein! On connaît leurs noms et tout! De vrais amis! On partage tout avec eux! On affiche tous nos photos en slip dans l'entrée de l'immeuble et on a jamais de problèmes. C'est protégé. Bin oui, bien sûr, parce que c'est personnel!

Alors c'est Facebook, le méchant loup de l'histoire? Le loup qui se fait passer pour le berger? Il n'est pas le premier ni le dernier. Facebook ne fait que tirer profit du bon vieil instant de troupeau: ceux qui découvrent aujourd'hui, hélas à leurs dépens, qu'ils sont le dindon de la farce des réseaux sociaux, sont ceux qui sont venus là sans vraiment savoir pourquoi. Juste parce que "tout le monde a un compte Facebook".

Seulement le méchant loup n'est plus tout seul à roder autour du troupeau. Je ne serai pas étonnée si, comme par enchantement, de la vague d'indignation sortent de gentils réseaux sociaux, honnêtes et désintéressés (sic). Ils appelleront les pauvres brebis égarées:

"Venez par ici! On protégera vos données personnelles, on est là pour ça!".

Et le troupeau suivra....



samedi 29 mai 2010

Botanique



De nombreux arbres, comme érable, font des graines qui ressemblent à deux petites ailes collées ensemble. Au moindre coup de vent elles se détachent et tombent en tourbillonnant comme de petites hélices, ou de petits hélicoptères...

Lors d'une promenade au parc, en regardant ces graines virevolter, ma fille a déclaré:

"Tous ces arbres sur lesquels poussent des hélicoptères doivent s'appeler hélicoptériers. "



Peut on arrêter de croire au Père Noël?


Il y a des moments dans la vie de chacun qui laissent à jamais des traces que le plus souvent on ignore. Un de ces moments est celui où les grandes personnes nous expliquent que le père Noël n'existe pas, que ce sont les parents qui mettent les cadeaux sous le sapin, qu'il n'y a pas de rennes magiques ni de traîneau. Il se produit alors dans le coeur d'un enfant une explosion, un cataclysme, une déchirure d'une force inouïe. L'enfant finit pourtant par se conformer à cette nouvelle réalité. Mais peut on vraiment arrêter de croire? Quand la foi est pure et véritable, comme celle d'un enfant, peut elle réellement disparaître?

Il faut croire que non. Inconsciemment, nous croyons toujours au père Noël. Et si nous, simples mortels, nous l'ignorons le plus souvent, ceux qui font de la pub l'ont très bien compris. Et c'est pour cela que Raymond existe!




Cette superbe invention ne peut marcher que si les gens croient vraiment au père Noël, le seul au monde à pouvoir faire de vrais cadeaux, des crédits gratuits, par exemple!

Il faut vraiment être endurci par la vie et sans coeur pour se demander: mais c'est quoi, au fait, le taux d'escompte de 7,5%, annoncé tout bas par la dame? C'est ce qui mentionne aussi le texte en tout petits caractères en bas des pages du catalogue:

"Taux d'escompte maximum en cas de paiement comptant: 7,90% au 06 janvier 2010"

C'est que si on paie comptant, on a droit à une réduction, un escompte. C'est une obligation légale pour toute opération de vente via un crédit gratuit. Seulement, c'est écrit en tout petit et personne ne s'empresse pour vous offrir la ristourne quand vous passez à la caisse.

Alors pour croire que le crédit est gratuit tendis que le même produit coûte moins cher si on paie comptant, il faut croire que le Père Noël a élu domicile sur la planète Saturn.