mardi 23 août 2016
jeudi 25 octobre 2012
Humanité
Mes dernières lectures me font reprendre mes notes ici, malgré la routine, le train train quotidien qui ont tendance à étouffer toute envie de partager ses idées et réflexions.
Mes dernières lectures sont les 4 romans de Romain Gary (Emile Ajar), auteur que j'ai découvert cet été:
- Charge d'âme
- Les cerfs volants
- Chien blanc
- Gros câlin
"C'est assez terrible, d'aimer les bêtes. Lorsque vous voyez dans un chien un être humain, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir un chien dans l'homme et de l'aimer".L'histoire de Chien Blanc est celle d'un berger allemand que l'auteur trouve un soir devant sa porte et accueille chez lui, à Los Angeles. Un chien intelligent, charmant, amical... sauf en présence de Noirs. L'auteur découvre par hasard qu'il a recueilli un "Chien Blanc", un de ces chiens spécialement sélectionnés et dressés pour attaquer les Noirs. Il confie la bête un chenil, en refusant de le faire piquer. Un dresseur accepte alors de le rééduquer, même si cela semble impossible.
En attendant, l'Amérique s'enflamme suite à l'assassinat de Martin Luther King. A Paris, la jeunesse monte sur barricades. Le récit que Romain Gary livre dans ce romain sur la question raciale aux Etats Unis n'a malheureusement pas perdu d'actualité. A certains moments, on peut penser qu'il frôle le cynisme, mais la franchise, sans parti pris, fait beaucoup de bien et pousse à réfléchir plus posément sur ce qui se passe ici, maintenant, autour de nous.
La fin de l'histoire du chien n'est pas optimiste: le dresseur réussit à rééduquer le chien: il ne se jette plus sur les Noirs. Le dresseur fait plus: il transforme le Chien Blanc en Chien Noir....
Un petit extrait qui fait réfléchir. Après l'assassinat de Martin Luther King les quartiers populaires Noires s'embrasent partout:
" Cette ruée au pillage est une réponse naturelle d'innombrables consommateurs que la société de provocation incite de toutes les manières à acheter sans leur en donner les moyens. J'appelle "société de provocation" toute société d'abondance et en expansion économique qui se livre à l'exhibitionnisme constant de ses richesses et pousse à la consommation et à la possession par la publicité, les vitrines de luxe, les étalages alléchants, tout en lassant en marge une fraction importante de la population qu'elle provoque à l'assouvissement de ses besoins réels ou artificiellement créés, en même temps qu'elle lui refuse les moyens de satisfaire cet appétit. [...] Ces gens-là ne pillent pas: ils obéissent. Ils réagissent au diktat du déferlement publicitaire, de la sommation à acquérir et à consommer, à ce conditionnement incessant auquel ils sont soumis dix-huit heures sur vingt-quatre. "
samedi 24 décembre 2011
Moyennes
"il y avait plus de professeurs et moins d'élèves qu'en 1990"et que donc :
"il y a moins d'élèves par classe, en maternelle, en primaire, en collège, et au lycée, contrairement aux caricatures que l'on entend ici ou là"on ne voit vraiment pas de quoi se faire des noeuds au cerveau à cause des suppressions des postes d'enseignants. Et puis qu'est ce qu'on a du temps à perdre à débattre pour savoir s'il dit vrai ou faux. Ce n'est pas lui qui le dit, ce sont les chiffres: l'INSEE est là pour confirmer.
jeudi 22 décembre 2011
Titanic
vendredi 25 novembre 2011
Rencontre du troisième type
samedi 15 octobre 2011
Jalousie
"Que reprochez-vous à la sélection telle qu'elle est pratiquée en France, et notamment en classes préparatoires ?
Les prépas sont un scandale. Toute une vie se joue dès les premiers trimestres de première, voire un peu en terminale, à l'issue desquels on est ou pas accepté en prépa. Comment peut-on jouer sa vie à 16 ou 17 ans ? Comment tout peut-il sedécider à un âge aussi difficile ? Ceux qui auraient bénéficié d'une stabilité familiale auraient tous les postes et pas les autres ?
Et ensuite, il faudrait travailler pendant 2 ans sur un principe d'humiliation. S'entendre dire "tu es nul, tu mérites 2/20" alors qu'on avait 18/20 en terminale ? On connaît trop d'élèves soufrant de troubles psychologiques en prépas. Sanscompter la frustration que tous vivent finalement à l'exception de ceux qui sortent dans les meilleurs de Polytechnique ou de l'ENA."
Sans voix
mardi 6 septembre 2011
Maman, on fait une partie d'échecs?
La meilleure façon de gagner aux échecs, c'est encore de faire mat ! On peut très bien y arriver même contre un adversaire difficile, que ce soit Papa ou un copain qui joue depuis longtemps. [...] On trouve même des conseils pour progresser encore... et quelques idées au cas où Papa serait le meilleur joueur du monde ! Le seul prérequis est de connaître les règles du jeu, mais même des joueurs expérimentés auront plaisir à retrouver la fascination du mat dans une présentation claire et agréable. Un livre que Papa empruntera !
vendredi 26 août 2011
Bienvenue dans l'avenir
jeudi 25 août 2011
Vérité
Je vomis toutes les vérités absolues et leurs applications totales. Prenez une vérité, levez-la prudemment à la hauteur d'homme, voyez qui elle frappe, qui elle tue, qui elle épargne, qu'est-ce qu'elle rejette, sentez-la longuement, voyez si ça ne sent pas le cadavre, goûtez en gardant un bon moment sur la langue - mais soyez toujours prêt à rechracher immédiatement. La démocratie, c'est le droit de recracher...
samedi 13 août 2011
Pourquoi?
Statistiques pour "blondes"?
Voici une petite information "utile" que j'ai vu par hasard sur une bouteille de Contrex sous le titre "Saviez vous?".
***Source : Etude TNS Sofres de Juillet 08 sur 100 consommatrices régulières de CONTREX.
Innumérisme: théorème d'existence
Le grand plan pour l’enseignement scientifique et technologique lancé par le ministre de l’EN fin janvier 2011 met en avant la lutte contre l’innumérisme. Sur le site du ministère, une longue page est dédiée à ce projet. Voici comment on y définit l’innumérisme :
«L’innumérisme, qui est à la maîtrise des nombres, du raisonnement et du calcul ce qu’est l’illettrisme à la maîtrise de la langue, est aujourd’hui de mieux en mieux caractérisé. Ce concept a été notamment explicité par le mathématicien québécois Normand Baillargeon.
Les élèves ou les adultes qui sont en situation d’innumérisme ne sont pas en capacité de mobiliser les notions élémentaires de mathématiques, du calcul et des modes de raisonnement qui leur sont ou leur ont été enseignés. ».
En somme, rien de nouveau, une nouvelle façon politiquement correcte pour dire « nul en maths ». Mais voilà qu’un peu plus loin le site de l’EN nous donne une jolie preuve de la réalité du phénomène en expliquant :
«
la question devient civique : l’usage et la compréhension des grands nombres ou de nombres extrêmement précis, l’appréhension des ordres de grandeur, des statistiques, des opérations élémentaires, sont fortement perturbés et ne permettent plus de mettre en oeuvre l’esprit critique nécessaire à l’exercice des responsabilités d’un citoyen dans une démocratie.
».
La personne qui a écrit « les nombres extrêmement précis » n’a pas compris grand-chose aux nombres, car cette expression n’a pas de sens. Les nombres ne sont pas précis ou imprécis. On peut exprimer des grandeurs réelles (longueurs, aires, durées etc.) avec plus ou moins de précision en utilisant des nombres différents, on peut remplacer un nombre que l'on ne peut pas exprimer par écrit de façon exacte par un autre nombre qui lui est proche. Mais un nombre reste un nombre tout court.
Le pays de la diversité
Ca commence à me chauffer les oreilles, à force d'entendre parler de "la diversité". Un groupe d’élus locaux a récemment fait parler de lui en relançant la polémique sur les statistiques ethniques. Le groupe s’appelle ANELD «Association Nationale des Elus Locaux de la Diversité». Je les ai entendus sur France Culture présenter leur action.
Mais j’ai quand même du mal à comprendre ce que cela veut dire « issus de la diversité ». C’est où, la diversité ?
Je me suis dit : ça doit être ce grand pays mystérieux et mal connu qui s’étend à partir des frontières de la France jusqu’au… bout du monde ? Je crois qu’on appelle ses habitants « des étrangers ». Mais non, ça ne peut pas être ça, puisque que nos élus ne sont pas des étrangers, eux. C’est sûr ! Ils le disent eux-mêmes : ils ont grandi en France, ils sont français. Mais c’est alors en France, la diversité ?
Mais où, en France ? C’est une ville, une région ? Ils disent, qu’ils ont tous grandi dans « des quartiers ». Ah !? Moi aussi, j’habite un quartier, à Chatellerault, et j’ai des amis qui habitent dans d’autres quartiers. Tous le monde, dans des villes, habite un quartier. Mais, il y a des quartiers et des quartiers. Enfin, ils viennent des quartiers, quoi !
Pas très clair, tout ça ! Je ne vois toujours pas ce que c’est, cette diversité. Les élus de ANELD disent qu’ils représentent « les minorités visibles ». Oh, là ! Cela devient carrément ésotérique. Il y a des gens qui pensent que notre monde est habité par un tas de créatures invisibles, bien plus nombreuses que nous, les humains. Nous serions alors tous, cette minorité visible. Eux, ils seraient alors nos représentants auprès de ces êtres ? N’importe quoi ! Ou alors "issus de la diversité" veut dire qu'ils sont des enfants des parents diversés ? C’est vrai que c’est un gros problème pour les enfants, quand les parents diversent. Il faut faire quelque chose ! Mais pourquoi alors ils disent qu’ils militent pour que la diversité se développe et progresse ? C’est à n’y rien comprendre !
A moins que… « issus de la diversité » signifie « les enfants d’immigrés » ? Tout ça pour ça ? Toute cette langue de bois pour dire qu’ils ont grandi dans des familles d’immigrés. Ils connaissent bien les difficultés de ces populations qui se retrouvent en bas de l’échelle sociale et ils souhaitent réunir leurs forces pour aider à améliorer les choses.
Faut-il que, pour se faire entendre, ils soient obligés d’accepter cette étiquette que le monde politique veut absolument leur coller ? Juste ce qu’il faut de politiquement correcte pour bien marquer qu’ils ne sont pas des français comme les autres, tout en effaçant toute trace éventuelle de leurs origines.
C’est ça, « la diversité » ?
jeudi 21 juillet 2011
De la langue de bois "scientifiquement correcte"?
mercredi 13 juillet 2011
Je ne crois pas au réchauffement climatique
On peut entendre ou lire, ça et là, des phrases comme « … ces climato-sceptiques qui ne croient pas au réchauffement climatique… ». Eh bien, je n’y crois pas, moi.
Parce que je n’ai pas à y croire. La climatologie n’est pas une religion, c’est une science. Et la question n’est pas de croire ou ne pas croire. La question est de savoir ou ne pas savoir. La climatologie n’est pas non plus une démocratie où on se met d'accord pour décider ce qui sera la vérité. Le terme « consensus scientifique sur le climat » n’a à mes yeux aucun sens. Le mot « consensus » désigne une décision ou un accord général, sur une décision admise par une large majorité. C’est un terme du monde politique. En science, même si un grand nombre de scientifiques pensent qu'une thèse donnée est très probablement vraie, elle restera avec un statut de conjecture tant qu'elle n'est pas prouvée de manière irréfutable. Il l'histoire de la science en connaît plein, des conjectures qui ont duré des siècles.
Si consensus sur le climat il y a, il est surtout politique, pas scientifique. Et c’est normal. A l’état des connaissances scientifiques actuelles sur l’évolution du climat il est normal que les pays débattent et prennent des décisions communes. Ces décisions sont le fruit de longues négociations qui sont loin de prendre en compte seulement les arguments purement scientifiques. Mais pourquoi alors il faut absolument qu’on nous présente ces décisions comme un « consensus scientifique » ? Parce que ça donne à la chose un semblant de caractère objectif : « puisque les scientifiques l’ont dit !.. » et masque les habituels calculs d’épicier et les rapports de force entre les lobbyings pro-ceci ou anti-cela.
Le danger d’une telle « étiquette scientifique » est qu’elle fausse totalement la perception du problème par l’opinion publique, tue le débat démocratique et nuit gravement au développement scientifique.
A partir du moment qu’on a déclaré haut et fort qu’il y a « consensus scientifique » sur les causes du réchauffement climatique et sur les mesures à prendre, toute recherche scientifique qui pose le problème autrement, qui cherche d’autres explications possibles, qui explore d’autres aspects du phénomène, est regardée d’un mauvais œil, avec méfiance et considérée comme inutile puisqu’on sait déjà tout : la cause du réchauffement est le CO2. Et il va y avoir des journalistes et profs de philo pour vous expliquer que
«
Non, les climato-sceptiques n’ont pas un « rôle important à jouer dans le débat », car il n’y a plus de débat dans la communauté scientifique sur la question du réchauffement climatique. …. »
et traiter tous ceux qui osent douter de la thèse officielle de « négationnistes ». Or, ce n’est pas la certitude qui fait progresser la connaissance mais le doute, justement. Chasser ceux qui doutent c’est tuer la jeune science climatologique dans son berceau.
L’opinion publique occidentale, dressée à faire confiance à la science qu’elle ne comprend pas, accueille le discours avec bienveillance. Ca n’a pas l’air sorcier, tout le monde peut comprendre : la planète se réchauffe, c’est un peu (beaucoup) notre faute, mais on peut encore réparer : il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et c’est justement là qu’intervient la petite phrase magique qui endort votre propre esprit critique et fait de vous un parfait volontaire obéissant : « puisque les scientifiques l’ont dit ». Le phénomène n’est pas nouveau, on connaît l’effet de l’autorité de la science depuis les expériences de Milgram.
Imaginez que vous êtes face à un tsunami qui vous fonce dessus. Vous le percevez au loin, à l’horizon. Vos dirigeants de tout bord et surtout les gentils écologistes, vous disent : « Surtout ne bougez pas ! ». Parce que les scientifiques pensent que le tsunami a été provoqué par les vibrations des pas de tous les humains de la planète. On est trop nombreux et on marche trop ! Alors tout ce qu’il y a à faire c’est de ne pas marcher ou le faire le moins possible. Tous ensemble, pour sauver la planète, ne bougeons pas ! Vous faites quoi ?
dimanche 15 mai 2011
Terra! Terra!
mardi 8 mars 2011
De la pédagogie comptable ou de la comptabilité pédagogique?
- Sur le plan pédagogique on va quand même pas comparer l'impact d'un redoublement de CP avec celui d'une classe de collège
- Su le plan comptable les coûts d'un élève de CP et d'un élève de collège ne sont pas du tout les mêmes!
"On connaît en effet des manières de traiter l'échec scolaire plus efficaces que le redoublement ou les classes pour "élèves en difficulté". Le soutien en fait partie, mais aussi les politiques qui incitent les écoles et les profs à se focaliser sur les plus faibles. C'est ce que font les États-Unis afin d'élever le niveau des élèves les plus défavorisés, les Noirs, les Hispaniques etc. Pour la première fois, dans des lycées américains on a même ouvert des programmes de soutien à la lecture".
- La première chose à faire serait à admettre enfin qu'une grande partie des échecs scolaires sont fabriqués par le système scolaire lui même; fermer les yeux la dessus est malhonnête, cela revient à rejeter à la poubelle sociale des ratages produits par les dysfonctionnements de l'école, en disant : c'est de leur faute!
- Pour laisser passer les élèves en grande difficulté, on baissera forcément les exigences et le niveau. Encore un peu plus! On ne pourra pas faire autrement, l'égalité des chances (sur papier!) oblige!
- En obligeant un prof à se focaliser sur les plus faibles dans une classe de 30-35 on pousse, sans le dire, les autres à recourir aux cours particuliers, si les familles ont de l'argent, ou on les enferme dans l'ennui le plus profond en attendant que la classe puisse enfin passer au thème suivant;
- Sous prétexte d'économies dans l'éducation nationale on préfère faire sortir du système des jeunes gens qui savent même pas lire correctement. On fabrique ainsi des chaumeurs potentiels qui coûteront à l'état bien plus cher qu'une année de CP. Mais, évidemment, le RMI ce n'est pas le même ministère, ni le même budget!
Précisions
- de celui fantasmé par les occidentaux, qu'ils soient islamo-phobes ou islamo-philes?
- ou de celui vécu par de simples croyants musulmans qui y trouvent un réconfort moral et spirituel dont ils ressentent le besoin dans leurs vies?
- ou peut être de celui utilisé pour le conditionnement psychologique des combattants dans les groupes terroristes?
- ou de l'islam obscurentiste utilisé par certains dirigeants pour asservir leurs peuples, les maintenir dans la misère tout en tirant le plus grand profit personnel des richesses de leurs terres?
- ou......?
